Médiéval - Moderne

L'Aquitaine sous les rois d'Angleterre et le retour à la Guyenne française

Les salles médiévales

La présentation des collections médiévales traite successivement de différents thèmes représentatifs de la spécificité de l'Aquitaine dans cette période historique de six siècles : de 848, quand la ville de Bordeaux est détruite par les Normands à 1453 lorsque l'Aquitaine redevient française. Ainsi sont évoqués successivement Reproduction du gisant d'Aliénor d'Aquitaine (c) Photo L. Gauthier mairie de BordeauxAliénor d’Aquitaine, le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, l'expansion médiévale sous les rois d'Angleterre, la féodalité et les chevaliers gascons, la culture de la vigne et les échanges commerciaux avec l'Angleterre, la création des bastides, le Prince Noir, la vie quotidienne, les troubadours,…Parallèlement des gisants, des plates-tombes et des éléments de tombeaux permettent d’étudier l’évolution du mobilier funéraire et les préoccupations de cette période.

Enfin dans une deuxième grande salle sont présentés l’impressionnante rosace de l’ancienne église des Grands Carmes ainsi que de très beaux exemples de l’art roman et de l’art gothique de Bordeaux (chapiteaux de Saint-André) et de sa région (Visitation de Guîtres, chapiteaux d’Auzac et de La Brède, éléments du portail détruit de Saint-Seurin,…).

En transition vers les salles « Renaissance », trois belles sculptures de Julien Rochereau, l’un des rares sculpteurs de cette période dont le nom nous soit connu.

Les salles des XVIe et XVIIe siècles

Les collections des XVIe et XVIIe siècles sont introduites par les nouvelles armes de la ville de Bordeaux après que la Guyenne soit redevenue française, et par la statue de Charles VIII conçue pour la nouvelle porte Caillau après sa victoire à Fornoue. Malgré les résistances régionales et les conflits et tensions de toutes sortes, la puissance de la monarchie s’affirme de plus en plus dans les domaines les plus divers. De plus grâce au Collège de Guyenne on assiste à un brillant développement d’une civilisation intellectuelle où les humanistes confortent l’emploi de la langue française, mais aussi se convertissent en nombre à la Réforme dont les progrès sont considérables dans tout le Sud-Ouest, tandis que Bordeaux s’affirme comme le fer de lance de la Contre Réforme.

Salles des XVIe et XVIIe siècles. Photo L. Gauthier, mairie de BordeauxSont alors évoqués les hôpitaux (Saint-André, de la Peste, de la Manufacture), le culte des saints et celui des "trois Maries", la vie quotidienne en Aquitaine et l’habitat, le commerce et les relations avec les Iles et l'Amérique. A Terre-Neuve, la pêche morutière peut être en effet très lucrative, et grâce à Colbert Bordeaux acquiert un rôle très important dans l’économie maritime du royaume.

Mais les principaux chefs-d’œuvre de cette salle sont le cénotaphe de Michel de Montaigne, les monuments funéraires des ducs d’Épernon et du maréchal d’Ornano, ainsi que le buste de François de Sourdis par Le Bernin.

 

>>> Suite du parcours permanent - Bordeaux au XVIIIe siècle

La Rosace du couvent des Grands Carmes de Bordeaux, deuxième moitié du XIVe siècle. Photo L. Gauthier, mise en lumière D. Molas, mairie de Bordeaux

La Rosace du couvent des Grands Carmes de Bordeaux, deuxième moitié du XIVe siècle. Photo L. Gauthier, mise en lumière D. Molas, mairie de Bordeaux